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Le clip qui déchire

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Le clip qui déchire est à voir absolument (la suite aussi).

Une étude estime que le P2P est un bienfait pour la société - PC INpact

 

Une étude estime que le P2P est un bienfait pour la société - PC INpact

Très intéressante étude… De toute façon, la conversion sytématique d’un fichier piraté en manque à gagner est évidemment ridicule.

Le bon outil pour Jack l’éventreur

Le re-rippage complet de ma CDthèque a occasioné quelques discussions intéressantes sur les outils à utiliser. Sans entrer pour le moment dans le débat de l’outil frontal, il me parait avant tout important de décider du codec audio à sélectionner. De mon point de vue, 5 formats principaux sont en liste au départ:

MP3

Sinon le plus ancien, du moins le plus connu. Il est lisible par tous les lecteurs ou presque et autorise l’encapsulation de metadatas à l’intérieur du fichier. Sa compression est cependant asymétrique et il n’existe pas d’option lossless.

WMA

Format propriétaire Microsoft, il propose une qualité supérieure au MP3 et une version PRO capable d’offrir une qualité loslless. il supporte aussi l’encapsulation de metadatas.

FLAC

Format nativement lossless du monde libre, il permet l’encapsulation de metadatas et propose une compression totalement symétrique.

AAC

Format privilégié par Apple, dans leur implémentation M4P. AAC est un format standardisé, à l’origine qu’Apple a rendu propriétaire pour l’usage exclusif d’Itunes. A éviter comme le Memory Stick de Sony!

WAV

Format natif PCM non compressé et donc lossless et symmétrique, il ne permet pas l’encapsulation de metadatas. C’est en fait le format utilisé de base sur les CD audios.

J’ai éliminé le MP3 car il ne propose pas d’option lossless, le WAV car il n’encapsule pas de métadatas, l’AAC car trop marqué Apple et supporté par peu de produits. Le FLAC était fort tentant, mais le problème est qu’il n’était pas supporté par mes XBOX, XBOX 360, téléphones (Nokia, HTC) et qu’il impose des addons pour être lu sur mon parc de PCs…

Restait donc WMA Pro-Lossless, qui est supporté par une gamme importantes d’appareils et qui offrait toutes les caractéritiques souhaitées. Certes, le format est lié à l’écosystème Microsoft, mais il est suffisament ouvert pour fonctionner sur de nombreux appareils sans modification pénible. Il offre un niveau de compression raisonable par rapport au WAV/PCM et est encodé relativement rapidement. Il est aussi supporté nativement par WMP, qui dans sa version 11 est l’un des meilleurs produit frontal pour gérer une base musicale. La base de donnée supportée est hélas totalement pourrie (on attend un support intégré de SQL Desktop ou autre mouture) mais tout à fait au niveau par rapport à tous les autres outils “gratuits”.

L’un des inconvénients de tous les players actuels est la chute de performance importante constatée au delà de quelques centaines de Go de données. La navigation et la recherche deviennent vite fastidieuse et l’on a vite l’impression de piloter un pétrolier. Le passage à une vraie base de données serait bouffée d’air frais.

SDXC: 2 To sur une carte micro SD

Un nouveau logo SDXC, mais le même format physique. © <em>SD Association</em>Prenons les paris, la nouvelle norme SDXC qui succède au SDHC autorise de 32 Go à 2 To. Le SDHC était limité à 32 Go. Les premières annonces prévoient déjà de modèle à 64 Go cette année et le quadruple pour fin 2009.

Alors à quand la première carte 1 To?
Et quand sera atteint cette limite qui nous semble pourtant extrème?

Je vais m’avancer:

1 To pour 2014
2 To pour 2015

Le disque dur sera uniquement SSD pour les machines mobiles bien avant cela. Le disque mécanique sera sur le déclin total.

La lente érosion du CD audio

Si vous ne l’avez pas constaté, vérifiez-le: Vos CD audio sont sur le point de disparaitre! Je n’évoque pas le changement de format ou le nouveau paradigme posé par la dématérialisation des contenus… mais bien l’avènement des quelques dizaines d’années, qui marque la limite de conservation dans le temps du CD commercial. Le petit disque compact créé par Sony et Philips  qui innonda le marché dans les année 80 pour remplacer l’éminament obsolète cassette audio se désintègre.

Ce support de polycarbonate est conçu pour durer quelques années. Dix ans environ. Certes, le disque sera lisible sur une plus longue période car sa désintégration est lente et peu perceptible. Mais après 15, 20 ans ou plus il est clair que ses qualité auront inéxorablement commencé à s’altérer. Or il se trouve que la musique vendue en ligne aujourd’hui est de bien piètre qualité, en général limitée à 128 ou 192kbps d’échantillonage! De plus, pourquoi repayer pour un contenu dont on dispose déjà des droits aquis sur un support différent.

J’ai donc entrepris de re-numériser ma cdthèque en qualité optimale. Pour la troisième fois depuis 1998, année durant laquelle je me souviens de la difficultée pour scanner loborieusement les pochettes et choisir le bon codec (les outils étaient spartiates). A cette occasion, j’ai pu effectuer plusieurs constatations:

  • Les bases de métadonnées ont effectué de grand progrès.
  • Windows Media Player reste l’un des meilleurs outils du moment.
  • Certains CD ont commencé à être sérieuseemnt altérés, il est temps de changer de support si comme moi vous avez connu le vinyl!
  • Certains CD n’ont AUCUN équivalent et ne sont plus disponibles, ce sont devenus des collectors recherchés (Saint Preux par exemple).

Les moyens actuels simplifient toutes les opérations permettant d’obtenir un encodage de qualité et les métadonnées adéquate, mais l’opération reste globalement fastidieuse (j’ai plusieurs milliers de CD).

Vivement la license globale forfaitaire, qui permettra l’accès illimité à toute la culture. Restera à numériser correctement tout cela, sans les dégradations actuelles: Je viens de vérifier; que ce soit via Fnac.com ou autre, la qualité des fichiers reste déplorable. Seuls les canaux pirates offrent de la qualité équivalente au CD en.WAV, .ISO ou .WMA pro lossless.

Pour sa réussite en ligne, l'UMP confond le contenant et le contenu

Société 2.0 - Nicolas Sarkozy a donné 6 mois à l'UMP pour avoir une stratégie et des outils de communication performants en vue des prochaines campagnes électorales menées sur Internet. Mais pour convaincre les internautes, devra s'interroger sur la pertinence de ses contenus avant de chercher à déployer ses contenants...

Un vent de panique souffle sur l'UMP. Depuis la campagne présidentielle de 2007 où le parti majoritaire avait rassemblé jusqu'à 375.000 adhérents, l'Union pour un Mouvement Populaire ne l'est plus vraiment... populaire. Il a déjà perdu un quart de ses troupes avec aujourd'hui 280.000 adhérents, et l'érosion continue. L'UMP s'est donc mise en alerte route avant les élections européennes, sous les ordres de Nicolas Sarkozy qui continue à veiller sur son navire de guerre depuis l'Elysée. Direction Internet.

Selon le Monde, Nicolas Sarkozy a donné six mois aux dirigeants de l'UMP pour se doter d'une infrastructure de communication performante sur Internet, avec en point de mire la création d'un réseau communautaire inspiré du succès de Barack Obama (il est vrai qu'il y a de très bonnes idées à reprendre). "Le diagnostic posé, l'UMP a sélectionné, en décembre, l'agence Isobar pour refonder son site Internet et inventer les outils d'un réseau communautaire. Le chef de l'Etat veut faire de l'UMP un parti de masse, capable de dépasser les seuls militants pour s'ouvrir à des publics non encartés mais intéressés par la chose publique", rapporte le quotidien du soir. "Et susceptible, en période électorale, de transformer un membre de la communauté en relais d'opinion", précise le journal.

Mais il faut espérer pour l'UMP qu'elle ne continue pas, pour sa popularité en ligne, de confondre le contenant et le contenu. Déjà par le passé, le parti de la droite parlementaire avait usé d'une stratégie en ligne poussée pour conquérir Internet (web TV, outils communautaires, e-mailing, achats de mots clés, blogs, soutien du plus célèbre des bloggeurs Loïc Le Meur...). Mais l'UMP reste très impopulaire sur le net, notamment au regard de sa politique de lutte contre les échanges d'oeuvres ou de filtrage des outils de communication.

Sur Numerama, d'après un sondage réalisé avant les fêtes, seuls 4,6 % des lecteurs estimaient que l'UMP est le parti qui appréhende le mieux les enjeux du numérique. Le Mouvement Démocrate (MoDem) de François Bayrou arrivait en tête (20,4 %), devant la LCR (14 %) et le Parti Socialiste (9,7 %).

Aucun outil aussi sophistiqué soit-il, aucune agence de communication aussi créative soit-elle, aucun web 2.0 aussi participatif soit-il, ne rendra l'UMP populaire sur Internet si ses idées concernant Internet restent aussi rétrogrades, et de plus en plus dangereuses. A cet égard, la rumeur d'une probable nomination de Frédéric Lefebvre au poste de secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique n'est pas encourageante pour l'UMP. Tant que celle-ci aura peur d'Internet, Internet aura peur d'elle.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com