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    La culpabilité des Nantis

    medium_SarKopte.jpgJ'ai découvert avec horreur que des amis supportaient sans vergogne les thèses sectaires et fascistes promues par une certaine droite. A travers leurs arguments récupéré, je commence à comprendre comment des gens tout à fait ordinaire peuvent devenir de dangereux supporter de mouvement radicaux ou assimilés.

    En fait, la récupération du discours politicien officiel leur permet de compenser leur culpabilité social. Intérieurement ils pensent à se protéger, et extérieurement, mettre en pratique ce protectionnisme tout à fait personnel serait mal perçu, alors on recouvre cette blessure avec des discours dogmatiques et bien pensés. Les arguments prémâchés par le débat politique facilitent leur répétition, sans en souligner les conséquences indirectes potentiellement désastreuses. Désastreuse pour QUI?

    L'un des arguments piège: avant de soigner les autres, il faut se soigner soi même. Certes, cela rappelle un peu le principe du masque à oxygène dans les avions... Mais la situation est très différentes (car il n'y a pas de risque partagé au départ) et le débat de fond ramène parfaitement à un choix manichéen entre le "moi d'abord" et la survie du groupe. Les individus "moi d'abord" survivent plus longtemps... au détriment de leur propre groupe social, car cette philosophie (instinct plutôt), tend à s'appliquer à tous les contact de l'individu qui se surévalue.

    A la pétition de Médecins du Monde, voici la réponse de l'un de ces réactionnaires égocentriques:
    La solution est donc de dire à tous les malades sur terre : « venez vous faire soigner en France » ?
    Comme l’a dit Michel Rocard : « la France ne peux pas accueillir toute la misère du monde » Je suis français, européen et citoyen du monde. Il faut arrêter de soutenir des régimes corrompus et favoriser le commerce équitable et bio. Il est impossible de dire à tous les malheureux sur terre : « venez en France »

    La première chose que l'on relèvera est l’à coté total sur le débat. Le sujet n'était pas l'immigration en soit, mais la moralité du refus de soigné un malade (son origine est sans importance, ce qui est important, c'est qu'il n'a PAS la ressource pour se soigner). Là est la question morale. La remarque faite est sensée justifier le refus de soigner les uns, sous prétexte que l'on ne veut pas inviter les autres: on voit la exactement le genre d'argument utilisés par le fascisme à propos des populations désignée coupables, l’impasse étant faite dès le départ sur l’éthique des prémisses.

    Pas si étrangement, les discours de Nicols Sarkozy reprennent des thèmes proches des thèses Nazie: La délinquance est une maladie; l'homosexualité est génétique, etc. Des amalgames dangereux sont faits pour noyer le vrai fond. Entre le chacun pour soit et le un peu pour tous. Pour certains, ce sera: jamais pour les autres (sinon j'en aurai moins).

    MEDECINS DU MONDE : Peut-on renvoyer des malades mourir dans leur pays ?

    Pour la première fois depuis 10 ans, le gouvernement décide le renvoi de malades étrangers dans des pays où ils ne peuvent pas se soigner.

    L'Observatoire du droit à la santé des étrangers lance une pétition contre les dernières instructions du gouvernement

    L’ODSE demande

    · Le respect absolu du secret médical,

    · La protection contre l’expulsion et la régularisation des étrangers ne pouvant se soigner effectivement dans leur pays d’origine

    · Et donc le retrait immédiat des >instructions telles qu’elles figurent aujourd’hui sur les sites intranet des ministères de l’intérieur et de la santé

    la France se dote d’une loi qui interdit l’expulsion des étrangers gravement malades qui ne peuvent avoir un accès effectif aux soins dans leur pays d’origine; puis, en 1998, une loi prévoit l’obtention d’une carte de séjour pour la durée des soins afin que le malade puisse affronter sa pathologie dans un environnement plus stable, favorable au combat contre la maladie.

    Après avoir tenté de supprimer la protection des étrangers gravement malades par la loi (décembre 2005) puis par circulaire (novembre 2006), et avoir dû abandonner sous la pression des soignants et des associations, le gouvernement choisit cette fois pour l’attaquer d’utiliser une voie détournée, inaccessible au public.

    Au nom du “ contrôle de l’immigration ”, le gouvernement a mis en ligne en catimini, sur les intranets des ministères de l’intérieur et de la santé, des “ fiches-pays ” qui recensent “ l’existence de l’offre de soins ” et sa “ répartition géographique ” dans les pays d’origine.

    Selon les organisations médicales internationales, de telles données ne >renseignent en rien sur les réalités de l’accès aux soins des malades et sur les difficultés auxquelles sont quotidiennement confrontées les équipes médicales sur place. Elles ne répondent pas non plus au critère retenu par la loi de l’accessibilité effective au traitement dans le pays d’origine pour décider de l’attribution d’un titre de séjour et de la possibilité d’une expulsion.

    Ainsi, ces instructions laissent penser qu’il suffit qu’un médicament ou une unité d’hospitalisation existe dans un pays pour refuser qu’un malade reste en France.

    Or, tout le monde sait qu’il y a un gouffre entre l’existence d’un équipement dans un pays et l’accès réel de la population aux soins.

    En outre, les médecins inspecteurs de santé publique sont invités à violer le secret médical dans l’examen des demandes de titres de séjour en donnant aux services de police de l’immigration les éléments relatifs à “ la nature des traitements [que l’étranger] doit suivre

    Enfin, ces “ fiches pays ” sont assorties d’une jurisprudence du Conseil d’Etat selon laquelle l’administration n’est pas tenue de vérifier que le malade étranger a les moyens économiques d’accéder aux traitements adéquats dans son pays d’origine. Le comité interministériel au contrôle de l’immigration (CICI) en fait une lecture abusive qui détourne l’esprit de la loi protégeant les étrangers gravement malades (esprit rappelé par les députés en été 2006) en considérant acceptable le renvoi de malades étrangers dans des pays où ils n’auront pas d’accès effectif aux soins requis par leur état de santé.

    Cette dernière attaque contre le droit au séjour pour raisons médicales condamne des malades à la clandestinité et à la peur permanente d’une expulsion qui sont autant d’obstacles à leur démarche de santé. Les conséquences sont évidemment dramatiques pour la santé individuelle des personnes concernées, mais sont également inconciliables avec les enjeux de santé publique de lutte contre les pathologies transmissibles. Elle constitue une considérable régression dans le positionnement éthique de la France.

    Car accepter de renvoyer des malades mourir dans leur pays pour la seule raison qu’ils n’ont pas de titre de séjour, c’est faire primer les logiques du contrôle de l’immigration sur celles de la protection de la santé ; c’est nier les droits fondamentaux attachés à la vie humaine. Les politiques de santé publique ne doivent pas être utilisées pour le contrôle de l’immigration http://www.odse.eu.org/

    Observatoire du droit à la >santé des étrangers est un collectif d'associations luttant contre les difficultés rencontrées par les étrangers dans les domaines de l'accès aux soins et du droit au séjour pour raison médicale. L'expertise de notre collectif provient de l'observation des associations de juristes, de santé, de lutte contre le sida et de défense des droits des étrangers, qui le constituent. Organisations membres :

    ACT UP-Paris, AFVS, AIDES, ARCAT, CATRED, CIMADE, COMEDE, CRETEIL SOLIDARITE, FASTI, FTCR, GISTI, MRAP, MEDECINS DU MONDE, PASTT, SIDA INFO SERVICE, SOLIDARITE SIDA

    Organisations signataires :

    Act Up-Paris, Association Française des Hémophiles, Association des Familles Victimes de Saturnisme, AIDES, Association des Paralysés de France, ARCAT, CATRED, CIMADE, COMEDE, Créteil-Solidarité, FASTI, Fédération Française des Associations et Amicales de malades Insuffisants ou handicapés Respiratoires, GISTI, Médecins du monde, MRAP, Solidarité Sida, SOS Hépatites Fédération

    POUR SIGNER LA PÉTITION

    http://www.medecinsdumonde.org/mobilisation/petition/index.html/petition_signind_form

    Lors de la signature en ligne : vous recevrez un mail de confirmation :

    Cette procédure de validation nous permet de garantir l'exactitude des données de >cette pétition et d'éviter les abus d'inscription.